Violences, mensonges et intérêts étatiques contre droits civils

Non seulement les gendarmes savaient, mais, disciplinés, ils ont rendu compte tous azimuts: au préfet du Tarn, au procureur d’Albi, à leur direction générale, aujourd’hui tenue par Denis Favier, l’un des tout proches de Manuel Valls. Ce général qui déclare aujourd’hui, en défendant ses troupes: «Nous avons immédiatement porté les faits à la connaissance de l’autorité judiciaire. Les faits se passent à 1 h 40, le parquet est avisé à 2 heures et notre autorité de police judiciaire locale à peine une demi-heure plus tard.»

Aujourd’hui, chacun se défausse. Les gendarmes déclarent, sur procès-verbal, dès le 26 octobre, dans une menace à peine voilée, que le préfet local avait réclamé une «extrême fermeté». Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, prétend, lui, qu’il n’a jamais rien demandé de tel. Et le porte-parole du gouvernement jure, sans rougir, que les autorités sont irréprochables. L’affaire Rémi Fraisse sera-t-elle à la gauche ce que l’affaire Malik Oussekine fut à la droite en 1986? Elle pourrait bien devenir, en tout cas, une tribune pour ceux qui se méfient de la «violence légitime».

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