L’économie socialiste française est paralysée

Le PIB a progressé de seulement 0,3 % au troisième trimestre 2013. L’investissement des entreprises a stagné. Et la dette publique est proche à présent de 2 032 milliards d’euros. 

En cette période de fêtes, le panorama économique de la France n’incite pas aux réjouissances. La hausse continue du chômage en est l’illustration la plus dramatique pour les Français. Et elle ne semble pas près de s’arrêter. Manuel Vallsa ainsi déclaré mardi qu’il craignait que les chiffres de novembre, publiés ce mercredi, «ne soient pas bons». Et battent donc un nouveau record.

L’ennui, c’est qu’aucun indicateur ne permet d’envisager un retournement de tendance sur la fin de l’année. La faible croissance sur juillet-septembre est surtout portée par la timide consommation des ménages (+ 0,3 %) et celle des administrations publiques (+ 0,6 %). L’investissement des entreprises a en revanche stagné, alors que le gouvernement veut en faire le moteur du redémarrage. Malgré le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), les marges des sociétés non financières se sont à peine améliorées (+ 0,1 point), à 29,5 %. Il faut remonter à 1985 pour trouver pire. Autre signal inquiétant, le déficit commercial a continué de peser sur la croissance, signe que la compétitivité des entreprises se détériore à l’international.

Toutes ces fragilités ont mécaniquement des répercussions sur les comptes du pays. Les dépenses progressant plus vite que les recettes, le déficit public n’a cessé de s’amplifier depuis le début de l’année, pour atteindre 4,6 % du PIB sur le troisième trimestre (et 70,7 milliards sur 9 mois). De quoi jeter un doute sur la prévision gouvernementale de 4,4 % sur l’année.

 Pour Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque, l’endettement serait encore plus élevé que les 2031 milliards que l’Insee a annoncés mardi.

 

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