Grand Paris : plus de logements sociaux et moins de bailleurs privés

Les acteurs économiques se mettent en ordre de marche pour la mise en œuvre du Grand Paris. Dernier en date : la société nationale immobilière (SNI), filiale de la Caisse des dépôts, qui a annoncé la création d’une structure dédiée à la métropole.

En matière de logement, la loi Mapam du 28 janvier 2014, qui prévoit la création du Grand Paris, a fixé pour objectif la construction de 70.000 logements – tous types confondus – par an dans la métropole, ce qui équivaut à doubler la production annuelle !

Les acteurs du secteur s’organisent donc en conséquence pour mettre à niveau leur outil de production. Au premier rang desquels l’Agence Foncière et Technique de la Région Ile-de-France (AFTRP) qui s’est muée en Grand Paris Aménagement et pilotera l’opération d’intérêt national du Grand Paris lancée par Manuel Valls. 
C’est aussi le cas de la société nationale immobilière (SNI), filiale à 100% de la Caisse des dépôts, qui a annoncé avoir regroupé au sein d’une nouvelle structure, Grand Paris Habitat, les équipes de développement et de maîtrise d’ouvrage de ses deux filiales HLM franciliennes, Osica et Efidis. Elle espère pouvoir, grâce à cette structure, répondre aux exigences ambitieuses de construction en matière de logement sociaux, au même titre que le groupe 3F, le plus important bailleur social français.

 

La Caisse des dépôts investit dans le logement très social

Le spécialiste du logement très social Adoma compte construire des logements pour les jeunes en situation de précarité. Et cela, grâce au soutien de la Caisse des dépôts à travers sa filiale SNI.

Cette dernière va ainsi devenir actionnaire majoritaire de l’ancienne Sonacotra. “Le capital d’Adoma était jusqu’à présent partagé entre l’Etat (57%) et la SNI (42%). L’Etat restera un actionnaire important d’Adoma: sa participation, d’après la loi, ne pouvant pas descendre sous le seuil d’un tiers du capital“, a expliqué le groupe dans un communiqué.

Soutenant la transaction, les syndicats (FO, CGT, CFDT, CFE-CGC, UNSA) n’ont d’ailleurs pas manqué de rappeler que “cette opération nécessite le maintien d’une participation de l’Etat comme le rappelle la loi” afin d’assurer la mission historique de service public d’Adoma.

Développer l’offre pour les jeunes précaires

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